Nous revoilà Yan et moi, tous les deux en amoureux pour finir ce voyage au long cours. Il ne nous reste plus que 10 jours. Argh, la fin approche !
La dernière aventure de Yan et Dgé en Afrique se passe donc à Morondava et dans ses environs. Avant de rentrer, nous faisons le plein de transports en tous genres avec une cure de longs trajets épiques. Au programme :
- 21 heures de taxi-brousse dans un minibus qui transporte les meubles d’une famille qui déménage. Tant bien que mal, nous arrivons à bon port et le chargement est toujours sur le toit. Un miracle quand on voit l’état de la piste sur laquelle nous roulons !
- 16 heures de boutre pour rejoindre Belo-sur-mer. Le bateau est en fait construit sur le modèle d’une goélette bretonne arrangée à la sauce malgache. Défaut, le bateau remonte très mal au vent. Lorsque le vent du sud se lève alors que nous allons justement dans cette direction, l’heure d’arrivée devient plus qu’incertaine. Cela nous vaut un débarquement surréaliste au milieu de la nuit dans ce petit village Vezo, éclairés par les étoiles et le plancton phosphorescent qui colle à nos pieds alors que nous marchons dans le sable.
- Après avoir apprécié le charme de Belo-sur-mer, en particulier ses chantiers de construction de boutres sur la plage, nous reprenons la mer. 12 heures de pirogue à balancier pour revenir à Morondava, avec deux piroguiers Vezos très cools. Une fois la voile hissée, il n’y a plus qu’à tenir la barre pour l’un et dormir pour l’autre. Quant à nous, nous passons la journée au soleil à attendre que le vent 1/ se lève et 2/ tourne.
- Virée de quelques heures en 4L pour aller voir l’allée des baobabs. A Madagascar, tout le monde parle de cet alignement majestueux qui est en effet très esthétique. Nous découvrons les capacités d’une 4L défoncée à rouler sur toutes sortes de terrains. Nous observons aussi, songeurs, les arrangements officieux mais connus de tous entre les taxis et les autorités pour sortir de la ville. En effet, nous apprenons une fois partis que les taxis n’ont pas le droit de quitter Morondava sans autorisation. Ils le font quand même contre un pourboire à chaque poste de police ou de gendarmerie, au montant bien établi. A chaque contrôle, tout le monde prend l’air très sérieux mais personne n’est dupe…
- 18 heures de « boîte de nuit mobile » pour revenir à Tana. L’expression n’est pas de moi mais du voisin de derrière qui tente de me rassurer lorsque je demande au chauffeur de baisser le volume de la musique. Ma requête est prise en compte pendant quelques minutes, après lesquelles le boum-boum reprend de plus belle. Personne ne se plaint, comment font-ils ? Les enfants devant nous chantent sur tous les tubes malgaches qui s’enchaînent. Yan dort, la tête emmitouflée dans un casque anti-bruit (un cheikh et une capuche…), je regarde la route qui défile dans les phares du minibus. La musique donne un bon rythme aux deux chauffeurs et nous arrivons au petit matin à Tana. Nous avons deux jours à passer dans la capitale avant le grand retour…