Monday, July 6, 2009

Rom’antique lune de miel !

Il est banal de traverser des immenses étendues en un rien de temps grâce à l’avion. A Rome, ce ne sont pas des kilomètres, mais des années, que nous avons parcourues, concentrées au même endroit, en strates superposées.

Nous avons navigué d’une époque à l’autre, alternant entre sites antiques et palais Renaissance ; des lieux aux noms connus de tous, que l’on ait suivi assidument les cours de latin ou simplement lu Astérix, que l’on soit critique d’Art éclairé ou simple amateur des tortues Ninja !!!

Après une semaine passée le nez en l’air à admirer coupoles, mosaïques, fresques, obélisques, colonnes, nous nous remettons tout juste de notre torticolis. Heureusement, trattoria, pizzeria, birreria et gelateria se sont toujours trouvés sur notre chemin pour reposer nos jambes et contenter nos papilles !

Trève de papotage, voici quelques clichés sur lesquels vous reconnaitrez bien quelques sites (revus et corrigés par les éclairages du moment !).

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Saturday, May 2, 2009

Perspectives lyonnaises

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Posted by Yan & Dgé in 13:21:24 | Permalink | Comments (1) »

Wednesday, December 10, 2008

Les lumières de décembre

Ce lundi 8 décembre, c’était la fête des lumières à Lyon, notre nouvelle ville d’adoption. Une belle fête à l’occasion de laquelle les monuments se sont parés des plus belles couleurs. Miniaturisés dans une chambre d’enfant à la place des Terreaux, transportés devant une basilique russe à la cathédrale St Jean… Le cheval de Louis XIV s’est même mis à galoper d’enthousiasme devant les rayons lumineux de la grande roue de la place Bellecour.

Ce lundi 8 décembre, c’était aussi la fête de l’Aïd El Kebir, Tabaski, comme elle se nomme en Afrique de l’Ouest. Un an déjà que nous avons partagé le repas de la famille Sana à Ouaga. Il y a un an, nous étions donc dans la capitale burkinabé pour des cours de soutien au Lycée PPP. Nous vous avions concocté un calendrier de l’avent haut en couleur, à l’image de tout ce que nous vivions là-bas au quotidien.

Aujourd’hui, pas de calendrier de l’avent. Nous nous sommes plus ou moins réinstallés dans notre quotidien occidental, avec encore, heureusement, le piment du changement : nouveau job, nouvel appart, nouvelle ville. Nous avons encore beaucoup de découvertes en perspectives, y compris les découvertes sur nous-mêmes maintenant que nous sommes à peu près posés, et prêts à prendre un peu de recul par rapport à notre expérience africaine. Il était temps me direz-vous, comme il est temps que nous vous présentions un diaporama de nos aventures. Il arrivera en temps voulu, peut-être même alors que vous ne l’attendiez plus !

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Friday, August 15, 2008

Petite philosophie du voyage

Pour ceux qui n’ont pas encore pris de vacances et qui s’apprêtent justement à partir en voyage, voici quelques pistes de réflexion tirées de la Petite philosophie du voyage de Thierry Tahon, lue et méditée avant notre aventure. J’ai d’ailleurs trimballé toute l’année dans mon sac une feuille de papier gribouillée de ces quelques notes … pensant vous les faire partager depuis longtemps !

Extraits :

  • Le moteur du voyage est avant tout l’imagination car « voyager, c’est forcément chercher à vérifier un rêve ». «Dans un premier temps, on goûte aux délices de l’imagination qui […] travaille et idéalise la destination : elle exacerbe le désir de partir. Dans un second temps, on va sur place, et l’on s’émerveille devant l’infinie richesse du monde qui réussit le tour de force de dépasser les rêveries de l’imagination ».
  • Le voyage se fait dans le déplacement, mais aussi dans la durée : «L’essentiel pour voyager est d’avoir du temps devant soi, et cette condition est si importante qu’elle mérite, au même titre que l’espace, de faire partie de la définition du voyage ».
  • Que serait le voyage sans rencontre ? « Rencontrer des étrangers est […] une promesse du voyage. Partir régénère notre façon d’appréhender les relations à autrui : tout en s’étonnant de l’irréductible singularité des gens, le voyageur voit aussi leur humanité, c’est-à-dire cette essence commune à tous, mais que la vie quotidienne a parfois tendance à reléguer au second plan ».
  • Pas de voyage sans retour. « Lorsque le voyage a étourdi notre esprit par le spectacle du relativisme, il faut savoir rentrer chez soi ». Et oui, toutes les bonnes choses ont une fin. Sur ce, bon voyage !

Petite philosophie du voyage de Thierry Tahon, éditions Milan, 2006.
L’auteur a longtemps voyagé « immobile », en rêve ou dans sa tête à partir de récits ou de cartes… jusqu’à ce que le désir d’ailleurs l’atteigne, lui aussi.

Posted by Yan & Dgé in 21:32:34 | Permalink | Comments (1) »

Tuesday, July 22, 2008

Illustrations malgaches




Posted by Yan & Dgé in 10:23:47 | Permalink | Comments (2)

Thursday, July 17, 2008

Retour au bercail

Ces dernières nouvelles sont écrites… de France. Et oui, toutes les bonnes choses ont une fin, nous sommes rentrés hier à Paris. 11 heures de vol pour revenir de ce long périple, c’est court et un peu brutal. Nous n’avons pas encore vraiment eu le temps d’atterrir… Une chose est sûre, nous revenons des images, des sons et des odeurs plein la tête, et des sourires pleins le cœur.

« Et maintenant ? », nous direz-vous. Nous allons dès que possible nous mettre au montage d’un diaporama de 6 834 photos, pour des détails en couleurs de cette aventure fantastique. Avis aux amateurs !

PS : le blog n’est pas enterré, des dessins de Yan sont à venir. Nous continuerons aussi à l’alimenter de toutes les choses dont nous voulions vous faire part pendant le voyage et que nous n’avons pas eu l’occasion de mettre en ligne.

Posted by Yan & Dgé in 16:52:31 | Permalink | Comments (5)

A l’Ouest pour une ultime virée

Nous revoilà Yan et moi, tous les deux en amoureux pour finir ce voyage au long cours. Il ne nous reste plus que 10 jours. Argh, la fin approche !

La dernière aventure de Yan et Dgé en Afrique se passe donc à Morondava et dans ses environs. Avant de rentrer, nous faisons le plein de transports en tous genres avec une cure de longs trajets épiques. Au programme :

- 21 heures de taxi-brousse dans un minibus qui transporte les meubles d’une famille qui déménage. Tant bien que mal, nous arrivons à bon port et le chargement est toujours sur le toit. Un miracle quand on voit l’état de la piste sur laquelle nous roulons !

- 16 heures de boutre pour rejoindre Belo-sur-mer. Le bateau est en fait construit sur le modèle d’une goélette bretonne arrangée à la sauce malgache. Défaut, le bateau remonte très mal au vent. Lorsque le vent du sud se lève alors que nous allons justement dans cette direction, l’heure d’arrivée devient plus qu’incertaine. Cela nous vaut un débarquement surréaliste au milieu de la nuit dans ce petit village Vezo, éclairés par les étoiles et le plancton phosphorescent qui colle à nos pieds alors que nous marchons dans le sable.

- Après avoir apprécié le charme de Belo-sur-mer, en particulier ses chantiers de construction de boutres sur la plage, nous reprenons la mer. 12 heures de pirogue à balancier pour revenir à Morondava, avec deux piroguiers Vezos très cools. Une fois la voile hissée, il n’y a plus qu’à tenir la barre pour l’un et dormir pour l’autre. Quant à nous, nous passons la journée au soleil à attendre que le vent 1/ se lève et 2/ tourne.

- Virée de quelques heures en 4L pour aller voir l’allée des baobabs. A Madagascar, tout le monde parle de cet alignement majestueux qui est en effet très esthétique. Nous découvrons les capacités d’une 4L défoncée à rouler sur toutes sortes de terrains. Nous observons aussi, songeurs, les arrangements officieux mais connus de tous entre les taxis et les autorités pour sortir de la ville. En effet, nous apprenons une fois partis que les taxis n’ont pas le droit de quitter Morondava sans autorisation. Ils le font quand même contre un pourboire à chaque poste de police ou de gendarmerie, au montant bien établi. A chaque contrôle, tout le monde prend l’air très sérieux mais personne n’est dupe…

- 18 heures de « boîte de nuit mobile » pour revenir à Tana. L’expression n’est pas de moi mais du voisin de derrière qui tente de me rassurer lorsque je demande au chauffeur de baisser le volume de la musique. Ma requête est prise en compte pendant quelques minutes, après lesquelles le boum-boum reprend de plus belle. Personne ne se plaint, comment font-ils ? Les enfants devant nous chantent sur tous les tubes malgaches qui s’enchaînent. Yan dort, la tête emmitouflée dans un casque anti-bruit (un cheikh et une capuche…), je regarde la route qui défile dans les phares du minibus. La musique donne un bon rythme aux deux chauffeurs et nous arrivons au petit matin à Tana. Nous avons deux jours à passer dans la capitale avant le grand retour…

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Posted by Yan & Dgé in 16:51:59 | Permalink | Comments (1) »

Remontée de la RN7

La remontée de la RN7 a été aussi intense que la descente. Les parents nous mènent un train d’enfer !

De retour à Fianarantsoa, nous faisons un crochet par Manakara que nous rejoignons par le train. Cette ligne de chemin de fer est la seule voie d’accès à certains villages perdus dans les montagnes entre la côte est et la route nationale. Elle est aussi devenue un trajet prisé des touristes car très authentique. Elle ne faillit pas à sa réputation. Départ le matin à 7h30. Pendant 8 ou 9 heures, nous passons de village en village. Ambiance très conviviale à bord entre locaux et vasahas, arrêts animés dans chaque gare où les vendeurs ambulants attendent les clients. Il faut goûter à tout : coco caramélisées, beignets de crevettes, gâteaux à la bananes, corossols, pommes cannelle, crevettes, écrevisses…

La ville de Manakara se trouve sur le canal des Pangalanes, creusé pendant la période coloniale pour relier différents cours d’eau et faire une voie de communication pour les bateaux entre les villes de la côté est de l’île. Aujourd’hui, il est en partie ensablé et n’est praticable pour le transport de marchandises que sur un tronçon réduit. En revanche, on peut s’y balader en pirogue pour rejoindre des villages de pêcheurs coincés entre la rivière et l’océan indien. Belle promenade, pendant laquelle nous visitons aussi une plantation de vanille… ratée. Maintenant, nous sommes incollables sur ce qu’il ne faut pas faire pour cultiver cette orchidée si réputée !

Retour à Tana, déjà ! Nous n’allons quand même pas nous la couler douce pendant les deux jours qui restent aux parents ! En route pour Andasibe, sur la route de Tamatave cette fois-ci, pour aller voir animaux (les lémuriens, toujours eux !) et plantes. Malheureusement, il faut que nous potassions un bouquin de botanique pour pouvoir vous en dire plus sur toutes les plantes aux vertus miraculeuses que nous avons vues. La leçon était trop intense, pas le temps de prendre des notes !

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Tuesday, July 1, 2008

RN7, la descente…

Les parents sont là pour deux semaines. Changement de rythme et de standing : nous avons une voiture avec guide pour silloner la RN7, la colonne vertébrale de Mada. Au programme, un concentré de superbes paysages, découverte de la faune et de la flore, de l’artisanat local et des traditions des régions traversées.

Nous passons les premiers jours dans les Hauts Plateaux. Ils se distinguent par leurs relief couvert de rizières en terrasse et leurs maisons de pisé à étage. La couleur rouge de la terre contraste harmonieusement avec le vert des cultures. Nous enchaînons les kilomètres mais la route sinueuse est belle. Nous en prenons plein la vue (et plein les poumons quand il s’agit de doubler un camion ou un bâché !!!). Les arrêts culturels sont des classiques touristiques : nous assistons à quelques “représentations” dans des ateliers d’artisanat : marmites en aluminium, sculptures en corne de zébus, broderie, marquetterie, etc. La sortie se fait immanquablement par la petite boutique, pas fous !

Aux collines verdoyantes succède l’immense plaine plus au sud. Le relief s’applanit après Ihosy, le mercure remonte. Nous arrivons dans le massif de l’Isalo, un must. La ballade d’une journée dans les montagnes nous laissera un souvenir inoubliable : avancée dans le canyon des makis, paradisiaque, puis montée sur le plateau pour redescendre dans des rochers aux formes improbables, sculptés par l’eau et le vent. Au fait, les lémuriens (maki) sont au rendez-vous. Petites bêtes agiles et rigolotes, de vraies peluches !

La route se poursuit. Nous traversons rapidement Ilakaka. La ville des saphirs a poussé comme un champignon depuis la découverte des premières pierres au début des années 2000. Surprenant mais pas une ambiance aussi far west que ce que l’on nous avait annoncé.

Bifurcation vers l’ouest, les premiers baobabs apparaissent. Nous voilà bientôt à Tulear où nous empruntons une piste de sable pour atteindre le village de Mangily. Nous sommes au bord du canal du Mozambique, ambiance balnéaire sur fond d’eau turquoise et de langoustes…

C’était un petit résumé de la descente de la RN7. C’est rapide, normal, nous avons changé de moyen de transport ! La remonté au prochain épisode !

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Saint-Marie, à l’abordage !

Notre voyage a pris un nouveau tournant il y a trois semaines avec l’arrivée des « visiteurs ». Quatre jours après notre atterrissage à Madagascar, Laure et Tom ont débarqué à Tana en provenance directe de Paris. Salut les copains !

Nous avons une bonne semaine à passer ensemble avant le deuxième débarquement : les parents de Dgé, le 20 juin (ok, ça commence à dater…). Pour une boucle de huit jours en taxi-brousse, les possibilités sont réduites, nous en prenons vite conscience. Notre choix se porte sur Sainte-Marie, au nord-est du pays.

C’est parti pour une journée de minibus jusqu’à Tamatave. Le lendemain, départ matinal pour Sonierana-Ivongo où nous embarquons sur une vedette pour l’île aux pirates. Nous nous posons dans le village de Maromandia pour explorer le nord de l’île. Le cyclone Ivan de février dernier a bien marqué le paysage, même si les villages ont déjà été en grande partie reconstruits. Les habitants s’affairent dans les campements pour être prêts à accueillir les touristes à la haute saison qui commence début juillet. Malgré les arbres couchés, courbés ou effeuillés, la nature reste superbe (qu’est-ce que cela devait être avant !?). Une traversée épique d’ouest en est (petit cocktail de pluie, de boue et un retour à la nuit tombée) nous permet de découvrir les deux côtes ainsi que les collines verdoyantes du centre de l’île (on comprend pourquoi avec toute la flotte qui tombe du ciel !).

Des baleines à bosses si réputées à Sainte-Marie, nous ne voyons que les restes d’un baleineau au centre culturel de la Reine Bety. Nous sommes arrivés trop tôt ! En revanche, nous profitons largement de la gastronomie locale : poisson grillé, camarons (gambas), crabes de mangrove, coco caramélisées… et le fameux rhum arrangé :-p

Vite, vite, le temps file. Retour express avec arrêt obligé à Tamatave. La ville est ironiquement surnommée la « petite Venise » de Madagascar par les guides à cause de ses rues régulièrement inondées. Nous arrivons à temps à Tana, à l’hôtel Lambert, notre QG, pour attendre les parents qui sont déjà dans l’avion…

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Posted by Yan & Dgé in 16:03:46 | Permalink | No Comments »